CellCraft : comprendre les cellules biologiques

Conçu et développé par Lars Doucet et Anthony Pecorella, ce jeu a pour objectif d'amener les étudiants à explorer le monde de la cellule des êtres vivants en apprenant au fur et à mesure ses constituants et son fonctionnement. Le scénario ludique consiste à aider des scientifiques qui, devant la menace d'extinction de leur espèce, cherchent à fabriquer une cellule robuste. Le challenge pour les étudiants est de construire puis transformer la cellule en objet de plus en plus complexe afin qu'elle évolue et qu'elle survive dans un environnement de plus en plus hostile. 

Modalité : interactions simples avec objets métiers

UNT / Ecole ou université : Wake Forest University (Caroline du Nord)

Site web du jeu : http://www.gameshed.com/Strategy-Games/CellCraft/play.html

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Développement durable et concertation

Développé dans le cadre de l'Université Virtuelle Environnement et Développement durable (UVED), ce jeu de rôle implique 12 à 18 joueurs dans une démarche de concertation concernant l’implantation locale d’un centre de traitement de déchets et d’ordures ménagères. Les acteurs représentés sont : la Préfecture; la DREAL; le Conseil Général; les associations de défense de l’environnement; le porteur de projet (une collectivité territoriale)...

Progressivement, les protagonistes doivent prendre conscience des problématiques des autres, de leurs attentes et préoccupations. Au final, ils doivent faire évoluer leur positionnement et converger vers un consensus environnemental, social, économique.

Le jeu se joue en présentiel sur 2 jours et demi environ, et utilise surtout du texte, peu de graphismes ou d’animations. Dans une première étape, la problématique est présentée à l’apprenant, puis celui-ci reçoit une base de connaissance adaptée à sa fonction. Ensuite, un tuteur organise des sessions de classes virtuelles (Adobe Connect), chaque acteur disposant de sa propre salle virtuelle et organisant des rendez-vous. Le jeu a été déjà été joué par 200 étudiants de l’ENTE, des Mines d’Alès et de l’IAE de Marseille.

 

Modalité : Jeu de rôle

UNT / Ecole ou université : UNJF / Université Jean-Moulin Lyon 3

Site web du jeu : pas de site, jeu à déployer sur serveurs locaux, se joue en présentiel

Contact : Frédéric Portet, chargé de formation à l’Ecole Nationale des Techniciens de l’Environnement, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. @ Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Généric SG : démocratiser les jeux sérieux dans l'enseignement supérieur

Les « jeux sérieux » constituent assurément une des réponses aux défis fondamentaux de l'enseignement supérieur au 21 ème siècle. Mais l'un des principaux obstacles au développement de ces nouveaux outils pédagogiques réside dans leur coût. Pour être efficient, un projet de jeu sérieux peut notamment représenter de nombreux développements logiciels spécifiques.

Porté par un consortium public et privé, et financé dans le cadre du programme des Investissements d'Avenir, le projet de R&D Generic SG a pour objectif le développement d'une plateforme d'édition de jeux sérieux permettant :

  • la production rapide et automatisée de jeux sérieux thématiques

  • une forte réduction du coût de revient

  • de répondre aux nouveaux besoins pédagogiques de l'enseignement supérieur

Les six Universités Numériques Thématiques sont associées dans le consortium qui porte Generic SG. Elles pourront s'appuyer, à la fin du projet, sur la plateforme pour créer leurs propres jeux sérieux. Au bénéfice de tous les étudiants.

Trois entreprises sont également engagées dans le projet :

  • Lavoisier, éditeur scientifique, technique et médical

et deux PME sont spécialisées dans les jeux sérieux et plus largement dans le développement logiciel :

Groupe Banque Populaire – Caisse d'Epargne Ludiville : monter un dossier de crédit immobilier

Un jeu développé par l’entreprise « KTM Advance » pour le groupe BPCE (banque populaire, caisse d'épargne). Son objectif : permettre aux conseillers de la clientèle des particuliers de se familiariser avec le montage d’un dossier de crédit immobilier en appliquant les bonnes procédures métiers. Le joueur incarne un conseiller de clientèle chargé de monter des dossiers de prêt immobiliers pour des clients. L’objectif est non seulement de gagner du temps lors des rendez-vous, en allant à l’essentiel des documents, mais aussi d’améliorer la qualité des dossiers montés. Les actions de jeu sont matérialisées par des cartes à jouer qui représentent des questions posées et/ou des documents demandés au client. D’un point de vue ludique, le joueur tente de maximiser son score et le nombre de dossiers complets.

Ludiville est utilisé actuellement en agence comme outil de formation professionnelle. Il a également fait l'objet d'expérimentations avec des étudiants de BTS Banque en formation initiale.

Modalité : jeu de rôle

UNT / Ecole ou université : Banque Populaire / Caisse d’Epargne

Site web du jeu : http://www.ktm-advance.com/viewProject_fr.php?id=117 (présentation)

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Un jeu sérieux pour améliorer l'apprentissage en odontologie pédiatrique

« Déterminer le schéma dentaire d'un enfant peut s'avérer délicat, et c'est un impératif du cursus d'odontologie », explique Frédéric Vaysse, maître de conférences à l'université Paul Sabatier et praticien des hôpitaux de Toulouse. Enseignant en 5ème d'odontologie, il anime en particulier les travaux dirigés d'odontologie pédiatrique, qui se déroulent sur le premier semestre à raison de 3 heures toutes les deux semaines. « Jusqu'à 2011, nous donnions les exercices dans notre salle informatique. Chaque étudiant, à partir d'une photo ou d'une radiographie visualisés sur un PC, devait établir le schéma et l'âge dentaire, et identifier quelques pathologies. Les résultats étaient portés sur feuille volante. Des séquences qui pouvaient s'avérer longues et difficile à évaluer systématiquement par les professeurs. Nous avons alors eu l'idée, avec un groupe de collègues, de développer un serious game permettant de transposer ces exercices », précise Frédéric Vaysse.

Ce qui fut fait en 2011 grâce au service universitaire de pédagogie de l'université Paul Sabatier, apportant un budget d'une dizaine de milliers d'euros suite à un appel d'offres. 

Enjeu de ce logiciel : reproduire et multiplier les études de cas – 15 à ce jour -, et donner la possibilité aux étudiants de s'entraîner jusqu'à la maîtrise du sujet. Autre bénéfice : l'auto-évaluation précise des connaissances des aspirants dentistes. « En fait nous nous sommes rendus compte de l'écart qu'il pouvait exister entre la perception subjective de leur pratique et la réalité. A la clef, des écarts surprenants avec les notes obtenues à l'examen final ! Un différentiel désormais réduit grâce à notre jeu sérieux », souligne M. Vaysse.

Ecran du logiciel.


Du point de vue de l'enseignant, l'un des principaux avantages de cette approche numérique est un meilleur suivi des étudiants, de leur progression. Au final, ce nouvel usage facilite leur encadrement.

Aujourd'hui, ce logiciel est utilisé de manière régulière par les 80 étudiants de 5ème année d'odontologie de la faculté de chirurgie dentaire de Toulouse. Tant dans le cadre des travaux dirigés que – partiellement -, dans le cadre de l'examen final.

A terme, les enseignants-chercheurs à l'origine de cet outil entendent développer le concept dans d'autres secteurs de l'odontologie.